Comment sont notés les devoirs des élèves qui suivent un cursus en enseignement à distance ?

Découvrez les différents critères pris en compte dans la notation des devoirs à distance
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La question peut surprendre : ces élèves sont-ils donc notés différemment par rapport aux élèves d’enseignement sur place ? Lecteurs, n’allez pas directement à la conclusion pour avoir la réponse à cette question. Lisez ce qui suit d’abord. Cinq points répondront à cette question.

1. L’aspect général du devoir
Quand un professeur reçoit un devoir à corriger, il a immédiatement une appréciation sur le travail. Un devoir bien présenté, aéré, éventuellement illustré selon les supports, avec visiblement un plan suivi : autant d’aspects qui vont déjà générer un préjugé favorable.

2. Une introduction soignée et intéressante
C’est le début du devoir par quoi le professeur va commencer son contrôle. Il faut donc l’intéresser, voire l’intriguer pour inciter sa curiosité. Une introduction cafouilleuse ou pas d’introduction du tout, ne sont pas de bons signes pour le professeur !

3. Attention à l’orthographe !
On n’est pas dans la mode du SMS qui, sous prétexte d’aller vite, sont à peine compréhensibles tant les fautes d’orthographe et de français sont nombreuses ! Non, ici c’est un devoir de plusieurs pages qui appellent un soin nécessaire. Trop de fautes ou des mots qui manquent prouvent une non-relecture du devoir et sans doute une carence gênante car elle pertube le lecteur dans la progression du contrôle du devoir. Certains professeurs ne prennent même plus soin de souligner où sont les fautes tant elles sont nombreuses. C’est un handicap pour le devoir mais aussi pour son emploi. On sait que les CV qui présentent beaucoup de fautes sont mis à la poubelle ! On sait aussi que dans la vie professionnelle, on est bien souvent appelé à communiquer par écrit !

4. Un plan doit être suivi
On le voit de suite quand un plan a été suivi. Des aérations le signalent et représentent un bon signe pour le correcteur. Il s’attend à un devoir constant et progressif.

5. Des idées qui dépassent le cours
Trop d’élèves se contentent de reprendre les idées du cours, voire le cours lui-même in extenso ! Non, ce n’est pas ce que souhaite le professeur : il lira avec intérêt une argumentation personnelle qui enrichit le cours.

6. N’oubliez pas la conclusion !
Cerise sur le gâteau : on termine en force sa démonstration en ouvrant le sujet sur d’autres questions. On démontre ainsi qu’on a élargi sa réflexion !

7. Quid des matières techniques (mathématiques, physiques, …) ou des Q.C.M (Questions à Choix Multiples)
Bien entendu, les 6 préconisations précédentes doivent être adaptées au sujet. Mais nombre d’entre elles peuvent aussi s’appliquer dans ce type de devoirs (présentation, orthographe, etc…).

Alors la conclusion ? Quelle est la réponse à la question posée dans le titre même de ce propos ? Un devoir par correspondance est-il corrigé différemment par rapport à un enseignement sur place ?

Non et oui en même temps. Non, car les sept points précédemment développés sont également suivis par un professeur d’enseignement sur place.

Oui, la correction est cependant différente en formation à distance car le professeur ne connait pas l’élève et ne va pas lui remettre en face à face sa copie. Il n’y a donc pas d’échanges ou des commentaires verbaux pour expliquer sa correction à l’élève. En enseignement à distance, la correction doit donc être plus complète et plus minutieuse pour que l’élève, même séparé de son professeur par plusieurs milliers de kilomètres, puisse comprendre parfaitement les annotations (qui doivent être nombreuses) afin d’améliorer les devoirs suivants. La note obtenue doit donc être expliquée beaucoup plus qu’en enseignement présentiel. Même une bonne note doit se justifier par des commentaires écrits du professeur d’enseignement à distance. Sinon la porte est ouverte à l’incompréhension de la part de l’élève, voire à sa déception ou même à une vexation qui peut aller jusqu’à l’abandon de son projet de formation !

 



Jean-Pierre Lehnisch
Président Directeur Général du CNFDI
Docteur d’Etat en droit
Licencié ès lettres

Expert en Enseignement à Distance et auteur des ouvrages :
1. « Enseignement à distance, droit et pratique »
1ère thèse d’Etat sur l’enseignement à distance
2. « L’enseignement à distance »
Collection Que sais-je / PUF
3. « Enseignement à distance et formation professionnelle continue »
Ed. ESF / Ed. d’organisation

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