Au deuxième trimestre 2026, France Travail recensait 15 030 offres d'emploi sur douze mois pour le métier de secrétaire médical, avec 80 % des offres comprises entre 1 802 et 2 228 euros bruts par mois. Cette fiche métier présente le rôle de la secrétaire médico-sociale, ses missions, ses compétences, les salaires réels en fonction de l'employeur, les formations, dont le nouveau titre professionnel, et les perspectives d'évolution.

La secrétaire médico-sociale assure l'interface entre les personnes accueillies, les équipes soignantes ou sociales et l'administration. Elle accueille, organise les rendez-vous, tient les dossiers et gère la facturation, dans des structures très variées. Selon l'ONISEP, les secrétaires médico-sociaux travaillent aussi bien en cabinet, en laboratoire, en clinique ou à l'hôpital qu'en caisse d'assurance maladie, en caisse d'allocations familiales ou en maison de retraite[2].
Le métier repose sur une obligation forte : le secret professionnel. Comme les soignants, la secrétaire est tenue au secret et à la discrétion, rappelle l'ONISEP[2]. L'article L1110-4 du code de la santé publique garantit ce respect de la vie privée et du secret des informations pour toute personne prise en charge par un professionnel ou un établissement de santé, mais aussi par un service social ou médico-social[3].
La secrétaire médicale travaille dans une structure de soins : cabinet, clinique, hôpital ou laboratoire. La secrétaire médico-sociale étend son activité aux établissements médico-sociaux et sociaux, comme les maisons de retraite, les établissements pour personnes handicapées, les centres communaux d'action sociale ou les caisses d'allocations familiales. L'ancien titre professionnel couvrait précisément ces trois secteurs, sanitaire, médico-social et social[4].
Peu de candidats le savent : le titre professionnel de secrétaire assistant médico-social n'est plus délivré. Sa fiche est inactive depuis le 1er septembre 2025 et le titre est remplacé par le titre professionnel de secrétaire assistant médico-administratif[4]. Ce nouveau titre, de niveau bac, est enregistré sous le RNCP 40800 et vise désormais les structures de santé : hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, maisons de santé et laboratoires[5].
Les missions de la secrétaire médico-sociale se répartissent entre l'accueil, la gestion administrative et la coordination. France Travail cite notamment l'accueil et la vérification de l'identité des personnes, l'organisation des rendez-vous, la gestion des dossiers informatisés dans le respect de la confidentialité, la rédaction de courriers et la coordination avec les organismes d'assurance pour la facturation[1].
La journée commence souvent au comptoir d'accueil ou au téléphone. La secrétaire oriente les personnes, répond aux questions, gère les urgences et les retards. L'ONISEP souligne qu'elle doit parfois faire face à des situations agressives ou conflictuelles, ce qui demande calme et diplomatie[2].
Elle constitue les dossiers administratifs et médicaux, prend les rendez-vous, assure l'archivage et suit le parcours des personnes, comme le décrit la Fédération hospitalière de France pour le secrétariat médical à l'hôpital[6]. Le nouveau titre professionnel insiste sur le respect du secret professionnel, du secret médical et des règles de confidentialité dans ces tâches[5].
Dans un cabinet ou une clinique, la secrétaire gère la facturation, la télétransmission et les relations avec les mutuelles. Dans un établissement médico-social, elle prépare les dossiers d'admission, suit les aides et fait le lien avec les familles et les services sociaux. Elle rédige aussi les comptes rendus et les courriers à partir des notes des médecins.
Le métier combine des compétences administratives solides et un sens aigu de la relation humaine. L'ONISEP rappelle que la maîtrise du vocabulaire médical et une grande rigueur sont indispensables[2].
La secrétaire maîtrise la terminologie médicale, les logiciels de gestion de dossiers et d'agenda, le traitement de texte et le tableur. Elle connaît les règles de facturation et de prise en charge par l'Assurance maladie, ainsi que les bases de la réglementation médico-sociale. Une orthographe irréprochable est attendue pour la rédaction des courriers.
L'écoute, la patience et la discrétion sont essentielles, car la secrétaire reçoit des personnes inquiètes, malades ou en difficulté sociale. Le sens de l'organisation lui permet de gérer plusieurs demandes en même temps, et le sang-froid l'aide à garder la maîtrise des situations tendues au guichet.
Le métier offre des horaires généralement fixes, selon l'ONISEP[2], et un emploi présent partout sur le territoire. Il donne le sentiment d'être utile aux personnes accueillies, et la diversité des employeurs permet de changer de secteur au fil de la carrière.
Les inconvénients tiennent à la charge de travail aux heures de pointe, à la gestion des tensions au guichet et à la précarité des premiers contrats. Les données de France Travail montrent que 65 % des embauches se font en contrat à durée déterminée de moins d'un mois[1]. L'ONISEP note également que les cabinets de groupe et les centrales de secrétariat téléphonique ne jouent pas en faveur de la profession, et que le premier emploi est parfois difficile à décrocher[2].
Le salaire de la secrétaire médico-sociale dépend surtout de l'employeur et de la convention collective applicable. Le tableau ci-dessous rassemble les principaux repères disponibles.
| Employeur | Repère de salaire brut mensuel | Ce qui le fait varier |
|---|---|---|
| Hôpital public (assistant médico-administratif, catégorie B) | De 1 836,20 euros à 2 500,77 euros en classe normale, hors primes | Échelon, classe, primes |
| Cabinet médical libéral (convention des cabinets médicaux) | Minima conventionnels jusqu'à 4 530,83 euros pour la position la plus élevée | Position fixée par quatre critères |
| Établissement privé associatif (clinique, maison de retraite) | Coefficient de référence 376, plus un complément lié au diplôme | Valeur du point, ancienneté |
| Offres d'emploi publiées | 80 % entre 1 802 et 2 228 euros | Région, expérience, temps de travail |
À l'hôpital, la secrétaire médicale exerce comme assistante médico-administrative, un corps de catégorie B recruté sur concours. En classe normale, le traitement brut va de 1 836,20 euros au premier échelon à 2 500,77 euros au treizième, hors primes et indemnités[7][8]. Les concours internes sont réservés aux agents justifiant de quatre années de services publics, comme celui ouvert par le CHU de Besançon pour dix postes[9].
En cabinet médical, la secrétaire relève de la filière médico-technique de la convention collective du personnel des cabinets médicaux[10]. La grille a été revalorisée de 2 % au 1er janvier 2024[11], et les premières positions sont relevées au niveau du Smic. Dans les cliniques et maisons de retraite associatives, la convention collective prévoit pour la secrétaire médicale un coefficient de référence de 376, majoré en cas de diplôme spécialisé[12].
Plusieurs voies mènent au métier, du bac professionnel au BTS. France Travail cite notamment le bac professionnel ASSP et le titre professionnel de secrétaire assistant médico-administratif[1].
Le bac professionnel assistance à la gestion des organisations et de leurs activités, dit bac pro AGOrA, prépare en trois ans des gestionnaires administratifs pour les entreprises, les collectivités et les administrations[13]. Après le bac, le BTS services et prestations des secteurs sanitaire et social forme en deux ans des interlocuteurs pour les usagers des structures sanitaires et sociales[14]. Le titre professionnel de secrétaire assistant médico-administratif, de niveau bac, est accessible en formation continue[5].
Le CNFDI propose une formation à distance de secrétaire assistante médicale de 338 heures, stage pratique de cinq jours compris, à suivre sur 12 mois à raison de 6 heures par semaine, ou sur 6 mois à raison de 12 heures par semaine. Ses 18 modules couvrent le secrétariat au quotidien, le vocabulaire médical, les connaissances médico-sociales, la gestion des agendas et des dossiers. Le CNFDI, certifié Qualiopi pour ses actions de formation, délivre une attestation de formation professionnelle à l'issue du parcours.
Pour élargir ses compétences, la formation de secrétaire assistante administrative et la formation de secrétaire de direction à distance complètent ce parcours. L'ensemble des formations de secrétaires spécialisées et des formations du secteur paramédical permet de comparer les spécialités, et la demande de bilan personnalisé aide à choisir son parcours.
Le métier offre des débouchés dans tout le secteur sanitaire, social et médico-social. L'ONISEP indique qu'un tiers des secrétaires médicaux exercent à l'hôpital[2]. Les maisons de retraite, les établissements pour personnes handicapées, les centres de santé, les laboratoires et les organismes de protection sociale recrutent également.
Avec l'expérience, la secrétaire peut devenir secrétaire médicale principale ou cheffe de bureau, se spécialiser comme technicienne de l'information médicale, ou progresser dans la fonction publique hospitalière vers les postes d'adjointe des cadres hospitaliers puis d'attachée par concours interne[2]. D'autres métiers administratifs proches, présentés dans la fiche du métier de secrétaire administrative, la fiche d'assistant administratif ou la fiche du métier de secrétaire vétérinaire, offrent des passerelles.
Le métier de secrétaire médico-sociale séduit par son utilité et par la variété de ses employeurs, de l'hôpital au cabinet libéral en passant par les maisons de retraite et les organismes sociaux. Il exige rigueur, discrétion et un réel sens de l'accueil, dans un cadre où le secret professionnel est central. Le paysage des certifications évolue, avec le remplacement du titre professionnel par un titre de secrétaire assistant médico-administratif tourné vers les structures de santé. Pour se former à son rythme, la formation de secrétaire assistante médicale du CNFDI constitue une voie complète, et l'ensemble des fiches métiers du CNFDI aide à explorer les métiers voisins.
Qu'est-ce qu'une secrétaire médico-sociale ? La secrétaire médico-sociale assure l'accueil, la prise de rendez-vous, la gestion des dossiers et la facturation dans les structures de santé, médico-sociales et sociales, comme les cliniques, les maisons de retraite ou les caisses d'allocations familiales. Elle est tenue au secret professionnel et fait le lien entre les personnes accueillies et les équipes.
Quel est le salaire d'une secrétaire médico-sociale ? Selon France Travail, 80 % des offres proposent entre 1 802 et 2 228 euros bruts par mois. À l'hôpital, l'assistante médico-administrative débute à 1 836,20 euros bruts hors primes, et la rémunération progresse avec les échelons. En cabinet libéral, le salaire dépend de la position définie par la convention collective.
Quelle est la différence entre une secrétaire médicale et une secrétaire médico-sociale ? La secrétaire médicale travaille dans une structure de soins, comme un cabinet, une clinique ou un hôpital. La secrétaire médico-sociale exerce aussi dans les établissements médico-sociaux et sociaux, comme les maisons de retraite ou les centres d'action sociale. Les compétences de base, accueil, dossiers et secret professionnel, restent les mêmes.
Comment devenir secrétaire médico-sociale ? Plusieurs voies existent : le bac professionnel AGOrA, le BTS services et prestations des secteurs sanitaire et social, ou le titre professionnel de secrétaire assistant médico-administratif, de niveau bac. Pour travailler à l'hôpital public, il faut ensuite réussir le concours d'assistant médico-administratif, ouvert en externe et en interne.
Comment se former au métier de secrétaire médico-sociale avec Le CNFDI ? Le CNFDI propose une formation à distance de secrétaire assistante médicale de 338 heures, stage de cinq jours compris, à suivre sur 6 ou 12 mois. Ses 18 modules couvrent le vocabulaire médical, les connaissances médico-sociales et la gestion des dossiers, et le parcours se conclut par une attestation de formation professionnelle.

