Fin 2023, la France comptait 294 930 assistantes maternelles agréées, un effectif en baisse de 4,7 % en un an alors que l'accueil individuel reste le premier mode de garde des enfants de moins de trois ans. Cette fiche métier présente le quotidien réel de l'assistante maternelle, les étapes de l'agrément et de la formation obligatoire, le salaire tel que le calculent les parents employeurs, les conditions de travail décrites par les rapports publics et les formations qui préparent au métier, y compris à distance avec le CNFDI.

L'assistante maternelle accueille à son domicile, contre rémunération, des enfants confiés par leurs parents, le plus souvent âgés de quelques mois à trois ans. Elle exerce chez elle ou, de plus en plus souvent, dans une maison d'assistantes maternelles partagée avec des collègues, et se distingue en cela de la garde d'enfants à domicile, qui travaille chez les parents [13]. L'ONISEP résume l'essentiel du rôle : assurer la toilette, les repas et les soins de base, développer l'éveil des enfants et veiller à chaque instant à leur sécurité [20]. France Travail classe le métier parmi les activités d'assistance auprès d'enfants, aux côtés de la garde d'enfants à domicile [11].
Le statut est particulier : l'assistante maternelle est une salariée, mais son employeur est chaque famille dont elle accueille l'enfant. Selon l'ONISEP, neuf professionnelles sur dix sont employées directement par des parents ; les autres travaillent pour une crèche familiale municipale, une association ou une entreprise, avec le soutien d'une équipe et des temps collectifs réguliers [10]. Les contrats, les horaires et la rémunération se négocient famille par famille, dans le cadre de la convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile [1].
Les deux métiers relèvent de l'accueil individuel, mais tout les sépare dans la pratique. L'assistante maternelle accueille chez elle plusieurs enfants de familles différentes, détient un agrément du département et suit une formation obligatoire ; la garde d'enfants à domicile se rend chez une seule famille, s'occupe des enfants de cette famille et n'a besoin d'aucun agrément [13]. Pour l'année 2021, l'Observatoire national de la petite enfance recensait 696 300 places auprès d'assistants maternels contre 45 300 places en garde à domicile, soit 31,6 places pour 100 enfants de moins de trois ans dans le premier cas et 2,1 dans le second [17]. Le terme de « nounou », utilisé par les familles, recouvre indifféremment les deux réalités ; l'article du CNFDI sur les applications pour trouver une nounou montre d'ailleurs comment les parents cherchent aujourd'hui l'une ou l'autre.
L'agrément fixe le nombre d'enfants que la professionnelle peut accueillir en même temps, au maximum quatre, en fonction de la taille de son logement, de son expérience et de la présence de ses propres enfants en bas âge. La règle a évolué : l'ONISEP rappelle qu'il fallait autrefois une dérogation pour dépasser deux enfants [10]. Dans les faits, l'Observatoire national de la petite enfance calcule qu'une assistante maternelle accueillait en moyenne 2,3 enfants de moins de trois ans au cours de l'année 2022, contre 2,0 trois ans plus tôt, signe que les professionnelles restantes absorbent une partie de la baisse des effectifs [14].
Les journées sont pleines et rythmées : elles commencent avant l'arrivée du premier enfant, par la préparation des espaces de jeu et des repas, et se termine après le départ du dernier, par le rangement et le nettoyage. Entre les deux s'enchaînent les accueils échelonnés, les changes, les biberons et les repas, les siestes, les sorties au parc ou au relais petite enfance, les activités d'éveil adaptées à chaque âge, puis les transmissions aux parents : a-t-il bien dormi, bien mangé, qu'a-t-il appris aujourd'hui [10]. La fiche métier de la Cnaf insiste sur trois dimensions : les soins et la sécurité, l'accompagnement du développement de l'enfant et la relation de confiance avec les familles [18].
À ces missions visibles s'ajoute une part administrative que les familles mesurent rarement : rédaction des contrats de travail, mensualisation du salaire, déclarations, tenue d'un registre des présences et, de plus en plus, échanges par le carnet de liaison ou par messagerie. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales parle de « temps invisible » pour désigner ces heures de préparation, d'entretien et d'organisation qui ne donnent lieu à aucune rémunération distincte [7].
Patience et gestion de ses propres émotions sont indispensables pour supporter au quotidien le bruit, les pleurs et l'agitation d'enfants turbulents, consoler un chagrin et poser des limites sans s'énerver [10]. S'y ajoutent le sens de l'organisation, pour faire coexister les rythmes de plusieurs enfants, le sens de l'observation, pour repérer une fatigue inhabituelle ou un état fébrile, et une bonne forme physique, car porter, soulever et installer des enfants dans une chaise haute sollicite le dos toute la journée. La qualité de la relation avec les parents pèse enfin autant que le reste : une assistante maternelle sait informer sans juger, rassurer sans minimiser et aborder les sujets délicats hors des moments de transmission.
Côté avantages, le métier permet de travailler chez soi, sans trajet, en gardant une certaine maîtrise de son organisation et en accompagnant des enfants dans leurs premières découvertes : un engagement porteur de sens, que beaucoup de professionnelles décrivent comme la première raison de rester. L'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle se construit toutefois avec le temps, car le logement familial devient aussi un lieu de travail. Côté inconvénients, les journées sont longues et solitaires, la frontière entre le logement et le lieu de travail est floue, et le revenu dépend directement du nombre d'enfants accueillis et de la fidélité des familles. Le baromètre de l'Unsa cité par l'IGAS indique que près des deux tiers des assistantes maternelles ressentent des douleurs liées à leur activité, et le questionnaire de la mission place les douleurs physiques et le manque de reconnaissance en tête des raisons d'arrêter le métier avant la retraite [6].
Aucun diplôme n'est exigé pour devenir assistante maternelle, mais l'agrément est obligatoire. Il est délivré par le président du conseil départemental, après avis du service de protection maternelle et infantile, pour une durée de cinq ans renouvelable, et il vaut sur tout le territoire [8]. Le parcours commence généralement par une réunion d'information organisée par le département, puis par l'envoi d'un formulaire de demande accompagné d'un certificat médical. Le service de PMI dispose ensuite de trois mois pour instruire le dossier : il mène un ou plusieurs entretiens avec la candidate et visite son logement, à l'aide d'une grille de critères nationaux qui porte sur la sécurité des lieux, la capacité à accueillir des enfants et la maîtrise du français oral. Sans réponse au bout de trois mois à compter du dépôt du dossier complet, l'agrément est considéré comme acquis [8].
Le renouvellement se demande au moins trois mois avant l'échéance, selon la même procédure que la demande initiale : nouvelle visite, nouvel entretien, vérification que le logement est toujours adapté. Le ministère chargé de l'Enfance a publié en avril 2026 un guide national de l'inspection et du contrôle des modes d'accueil, ainsi que des fiches d'appui aux services de PMI, pour rapprocher des pratiques qui restent différentes d'un département à l'autre [7].
Toute assistante maternelle agréée suit une formation d'au moins 120 heures, prise en charge par le département : 80 heures avant l'accueil du premier enfant, à réaliser dans les six mois qui suivent le dépôt du dossier complet, puis 40 heures dans les trois ans qui suivent le premier accueil [9]. Le programme porte sur les besoins et le développement de l'enfant, les responsabilités professionnelles, la relation avec les parents et le cadre du contrat de travail, et la première partie se termine par une évaluation qu'il faut valider avant de démarrer tout accueil. Dix heures de formation aux premiers secours complètent le dispositif.
Les titulaires de certains diplômes de la petite enfance, comme le CAP Accompagnant éducatif petite enfance, le diplôme d'auxiliaire de puériculture ou celui d'éducateur de jeunes enfants, bénéficient d'une dispense partielle de modules, mais passent l'évaluation finale sur l'ensemble du programme. Le refus de suivre la formation est un motif de retrait de l'agrément [9]. Le département de Loire-Atlantique, comme la plupart des conseils départementaux, complète cette formation initiale par des ateliers thématiques et par l'accès à la formation continue en cours d'emploi.
Depuis une quinzaine d'années, une partie des professionnelles choisit de se regrouper dans une maison d'assistantes maternelles, un local commun hors du domicile, avec un projet d'accueil partagé. Fin 2023, la DREES en comptait près de 5 200, soit 480 de plus en un an et une croissance annuelle moyenne de 19 % sur dix ans [4]. Le guide ministériel de février 2026 fixe le cadre : de un à six assistants maternels par maison, au maximum quatre présents en même temps, pour vingt enfants au plus dont seize de moins de trois ans, et chaque professionnelle reste titulaire de ses propres contrats avec les parents [12]. L'agrément pour exercer en maison est spécifique et suppose une visite du local, soumis aux règles des établissements recevant du public [8].
La rémunération se calcule par heure d'accueil et par enfant. Depuis le 1er juin 2026, le salaire horaire minimum conventionnel est de 4,20 euros bruts, soit 3,28 euros nets (3,23 euros en Alsace-Moselle), contre 3,64 euros bruts auparavant : une hausse de plus de 15 %, la dixième revalorisation depuis l'entrée en vigueur de la convention collective unifiée des particuliers employeurs [1] [16]. Les professionnelles titulaires du titre de branche d'assistant maternel-garde d'enfants bénéficient d'une majoration de 4 %, soit 4,37 euros bruts de l'heure [2]. À l'entrée en vigueur de la convention collective unifiée, ce minimum était de 2,97 euros ; il a donc progressé de plus de 40 % en quatre ans et demi.
Ce minimum conventionnel est plus favorable que le plancher légal, fixé à 0,281 fois le SMIC horaire par enfant et par heure, soit 3,38 euros avec un SMIC à 12,02 euros au 1er janvier 2026 [3]. Rien n'empêche les parents et l'assistante maternelle de convenir d'un taux supérieur, et c'est fréquent dans les grandes villes, où la demande dépasse l'offre.
Le revenu réel dépend du nombre d'enfants accueillis et du volume horaire de chaque contrat. Le salaire est mensualisé : pour un accueil de 45 heures par semaine sur l'année complète, la base mensuelle est de 195 heures. Le tableau ci-dessous applique le minimum conventionnel de 4,20 euros bruts à quelques situations types ; les montants réels sont souvent supérieurs, puisque le taux se négocie.
| Situation d'accueil | Heures mensualisées | Salaire brut mensuel au minimum conventionnel |
|---|---|---|
| 1 enfant, 45 h par semaine | 195 h | 819 € |
| 2 enfants, 45 h par semaine chacun | 390 h | 1 638 € |
| 3 enfants, 45 h par semaine chacun | 585 h | 2 457 € |
| 3 enfants dont un en périscolaire 15 h par semaine | 455 h | 1 911 € |
Ces ordres de grandeur rejoignent les constats de l'IGAS : le salaire moyen par mois atteignait 1 544 euros nets pour l'année 2023, soit 1,1 fois le SMIC net, contre 704 euros seize ans plus tôt, mais cette moyenne suppose un cumul d'heures important et l'accueil simultané de trois ou quatre enfants. Une assistante maternelle qui accueille deux enfants doit travailler 40 heures par semaine pour atteindre le SMIC, et 10 % de celles qui en accueillent trois perçoivent un revenu inférieur au SMIC [6].
Au salaire s'ajoutent des indemnités qui ne sont pas de la rémunération et ne supportent pas de cotisations. L'indemnité d'entretien couvre l'usure du logement, le matériel, l'eau et l'électricité ; son minimum vaut 90 % du minimum garanti pour une journée de neuf heures, soit 3,92 euros depuis le passage du minimum garanti à 4,35 euros au 1er juin 2026, puis un supplément par heure au-delà [3]. Les frais de repas sont soit remboursés, soit évités lorsque les parents fournissent les repas, et des indemnités kilométriques sont dues quand l'assistante maternelle utilise son véhicule pour transporter les enfants [13].
Pour les familles, l'employeur reste le parent, qui déclare le salaire via Pajemploi et perçoit de la Caf le complément de libre choix du mode de garde. Cette aide a été réformée le 1er septembre 2025 : son calcul tient désormais compte des ressources, du nombre d'enfants, du nombre d'heures et du coût de l'accueil, dans la limite d'un plafond horaire de 8 euros, et le reste à charge minimal de 15 % a été supprimé. Depuis janvier 2026, les parents font une déclaration Pajemploi par enfant, même pour une fratrie, et à partir du 1er septembre 2027 l'adhésion au service Pajemploi+ conditionnera l'accès à l'aide, avec l'accord de la salariée ; ce service avance déjà jusqu'à deux mois de salaire impayé, dans la limite de 1 000 euros par mois [7].
Les chiffres de la DREES sont sans ambiguïté : 294 930 assistantes maternelles agréées fin 2023, dont 222 710 en activité, soit 9 700 de moins qu'un an plus tôt, pour 769 500 places théoriques, en baisse pour la neuvième année consécutive [4] [5]. L'IGAS rappelle qu'elles étaient 350 000 en activité dix ans plus tôt, soit une baisse d'un tiers, et que plus de 40 % des salariées actives avant la crise sanitaire devraient partir à la retraite d'ici 2030 [6]. Le Gouvernement estimait, dans une réponse au Sénat, qu'il faudrait agréer environ 15 000 nouvelles professionnelles chaque année pour maintenir la capacité d'accueil, 104 500 départs en retraite étant attendus d'ici 2030 [17].
Pour une candidate, la conséquence est simple : l'ONISEP parle d'« un travail assuré », rares étant les assistantes maternelles qui ne trouvent pas assez d'enfants à accueillir, surtout dans les zones où les crèches sont saturées [10]. Les relais petite enfance, présents dans la plupart des communes, mettent en relation familles et professionnelles et organisent des temps collectifs.
Le dossier d'étude de la Cnaf situe la durée hebdomadaire moyenne de travail près de 42 heures, et le baromètre de l'Unsa indique que deux tiers des assistantes maternelles dépassent 40 heures par semaine [15]. L'Institut de recherches économiques et sociales observe que, entre 2010 et 2022, la profession a perdu plus d'un quart de ses effectifs alors que le volume total d'heures n'a baissé que de 3 % : chaque professionnelle travaille davantage, avec plus d'enfants [14]. Un service de médecine du travail dédié existe depuis le 1er janvier 2025, et l'IGAS recommande de renforcer la prévention des douleurs liées aux gestes répétitifs [7]. Les partenaires sociaux de la branche, réunis en septembre 2026 pour la restructurer après la grave crise de la branche l'année précédente, ont ces sujets à l'ordre du jour [19].
La première évolution consiste à rejoindre ou à créer une maison d'assistantes maternelles, pour rompre l'isolement et mutualiser les locaux. D'autres professionnelles préparent le CAP Accompagnant éducatif petite enfance, qui ouvre les portes des crèches et des écoles maternelles, ou le concours d'ATSEM, décrit dans la fiche métier d'ATSEM. Le diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture, accessible après quelques années d'expérience, permet d'exercer en maternité ou en crèche collective. Enfin, certaines se réorientent vers l'accueil d'enfants en situation de handicap, la formation d'autres assistantes maternelles ou l'aide à domicile auprès des personnes âgées ou dépendantes.
Aucun diplôme n'est requis, mais le CAP Accompagnant éducatif petite enfance reste la qualification de référence du secteur : il donne droit à une dispense partielle de la formation obligatoire et renforce le dossier d'agrément, en montrant au service de PMI une connaissance déjà structurée des besoins de l'enfant [9]. Il se prépare en lycée professionnel, en apprentissage ou en candidat libre ; l'article consacré au CAP petite enfance et à ses débouchés en détaille les épreuves. Le titre de branche d'assistant maternel-garde d'enfants, accessible par la validation des acquis ou la formation continue, apporte de son côté la majoration de 4 % du salaire minimum [1].
Le CNFDI, organisme certifié Qualiopi pour ses actions de formation, propose une formation d'assistante maternelle à distance accessible sans prérequis et conçue comme une préparation au métier, en amont de l'agrément et en complément de la formation obligatoire de 120 heures organisée par le département, qu'elle ne remplace pas. Le programme comprend 13 tomes, pour environ 221 heures de formation : les différents modes d'accueil, l'hygiène de vie et l'hygiène domestique, l'environnement psychologique et le développement de l'enfant, les activités d'éveil, l'accueil des enfants handicapés, ainsi que la protection sanitaire et sociale de l'enfant et de la famille. Deux rythmes sont proposés, six heures par semaine sur douze mois ou douze heures par semaine sur six mois, avec un référent pédagogique, des exercices autocorrigés et des évaluations régulières, un stage optionnel sur la petite enfance dans les locaux de l'école et des e-conférences sur la psychologie de l'enfant.
Les personnes qui visent un diplôme peuvent suivre la préparation au CAP AEPE à distance, qui couvre les épreuves du CAP en 225 heures avant une inscription en candidat libre auprès de l'académie, puis, le cas échéant, la préparation au concours d'ATSEM, ou encore la formation d'auxiliaire de vie à distance pour une réorientation vers l'aide à domicile. Ces parcours délivrent une attestation de formation professionnelle. L'ensemble des formations du secteur petite enfance et adolescence et le panorama des métiers de la petite enfance et de l'adolescence, parmi toutes les fiches métiers du CNFDI, aident à situer le métier d'assistante maternelle parmi les autres professions du secteur, et une demande de bilan personnalisé permet de vérifier que le parcours choisi correspond au projet.
Devenir assistante maternelle, c'est choisir un métier de confiance, encadré par un agrément et une formation obligatoires, dont le quotidien est plus dense et plus technique que l'image de la simple garde d'enfants. La revalorisation du salaire minimum en juin 2026, la réforme de l'aide aux familles et les mesures annoncées pour sécuriser les impayés répondent en partie aux difficultés d'un métier qui perd des effectifs chaque année, alors que les besoins des familles augmentent. Pour aborder l'agrément avec des bases solides sur le développement de l'enfant, l'hygiène et la relation avec les parents, le CNFDI propose une formation d'assistante maternelle à distance, accessible à son rythme et complémentaire de la formation départementale.
Comment devenir assistante maternelle ? Il faut obtenir un agrément du conseil départemental, après une réunion d'information, un dossier avec certificat médical, un entretien et une visite du logement par la PMI, instruits en trois mois. Vient ensuite une formation obligatoire de 120 heures, dont 80 avant le premier accueil. Aucun diplôme n'est exigé, mais le CAP AEPE facilite le parcours.
Quel est le salaire d'une assistante maternelle ? Le salaire minimum conventionnel, revalorisé en juin dernier, est de 4,20 euros bruts par heure et par enfant, soit 3,28 euros nets, et de 4,37 euros bruts avec le titre de branche. Avec trois enfants accueillis 45 heures par semaine, la base mensuelle atteint 2 457 euros bruts au minimum, avant les indemnités d'entretien et de repas.
Combien d'enfants une assistante maternelle peut-elle accueillir ? L'agrément fixe le nombre d'enfants accueillis simultanément, au maximum quatre, en fonction de la taille du logement, de l'expérience de la professionnelle et la présence de ses propres enfants en bas âge. En pratique, une assistante maternelle accueille en moyenne 2,3 enfants de moins de trois ans, d'après l'Observatoire national de la petite enfance.
Quelle est la différence entre une assistante maternelle et une garde d'enfants à domicile ? L'assistante maternelle accueille à son domicile des enfants de plusieurs familles, avec un agrément du département et une formation obligatoire. La garde d'enfants à domicile travaille chez une seule famille, pour les enfants de cette famille, sans agrément. Les deux relèvent de l'accueil individuel, mais la première représente quinze fois plus de places.
Quelle formation du CNFDI prépare au métier d'assistante maternelle ? Le CNFDI propose une formation d'assistante maternelle à distance en 13 tomes et environ 221 heures, à suivre en six ou douze mois, qui prépare à l'agrément et complète la formation obligatoire de 120 heures du département sans la remplacer. Il propose également une préparation au CAP AEPE en 225 heures, diplôme qui ouvre une dispense partielle de la formation obligatoire.

